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« L’Ukraine a bon dos » : Michel-Édouard Leclerc réclame une commission d’enquête face aux hausses de prix « suspectes »


Face à la hausse généralisée des prix, Michel-Édouard Leclerc a donné son point de vue sur la situation. Le patron de l’enseigne a fait part de ses doutes quant à l’origine d’une partie de l’inflation actuelle.

Emmanuel Macron a remporté le second tour de l’élection présidentielle. Un mandat qui ne sera pas de tout repos. Le chef de l’État et le gouvernement Borne sont indéniablement sous pression en raison de la hausse du coût de la vie. Certes, ils ont pris des mesures pour soutenir le pouvoir d’achat des Français. Seulement voilà, la tâche à l’Assemblée nationale s’annonce plus complexe que prévu avec la majorité relative obtenue aux législatives. Quoi qu’il en soit, les citoyens assistent impuissant à l’augmentation générale des prix.

A ce propos, Michel-Édouard Leclerc a donné son point de vue sur la situation actuelle au micro de BFMTV, le 30 juin 2022. Il faut dire que le président du comité stratégique des centres E. Leclerc n’a pas mâché ses mots face à Apolline de Malherbe. La journaliste et le professionnel de la grande distribution ont évidemment abordé le thème de l’inflation. Selon l’invité, « la moitié des hausses demandées ne sont pas transparentes », mais « suspectes ».

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Michel-Édouard Leclerc conteste certaines hausses de prix

Dans le contexte de hausse généralisée des prix, le gouvernement a repris les pourparlers avec les distributeurs et industriels de l’agroalimentaire. Il va sans dire que cette démarche était une évidence face à l’augmentation des coûts de production. A titre d’information, cette hausse est en rapport avec le conflit russo-ukrainien et le redémarrage de l’économie post-Covid. L’objectif de ces négociations commerciales est de fixer les prix de certains produits qui seront vendus dans les grandes surfaces dans l’année.

Les professionnels du secteur avaient donc une marge d’augmentation de 3% d’après les contrats avec l’exécutif, rapporte le site L’Express. Sur le papier, tout semblait être parfaitement sous contrôle. Cependant, les choses ont par la suite pris une autre tournure. Au micro de la journaliste de BFMTV, Michel-Édouard Leclerc a estimé que : « beaucoup des hausses demandées sont des hausses d’anticipation, voire de spéculation ».

Continuant sur sa lancée, le patron de Leclerc a réclamé une commission d’enquête parlementaire. Il juge nécessaire que les députés se penchent sur les origines de l’inflation. Cette investigation va permettre de constater « ce qu’il se passe sur le front des prix, depuis les transports et le marché des matières premières jusqu’aux consommateurs (…) parce que cela nous aiderait beaucoup d’avoir cette obligation de transparence, y compris devant la puissance publique ».

Des exemples concrets

A titre d’information, l’inflation en France vient d’atteindre 5,8% sur un an en juin 2022, d’après les chiffres publiés par l’Insee. Malheureusement, le conflit russo-ukrainien sert de prétexte à certains professionnels du secteur pour justifier ce phénomène persistant. Toujours lors de cette interview, Michel-Édouard Leclerc a pointé du doigt les hausses de prix « suspectes » de certains produits. C’est notamment le cas de l’huile de tournesol ou encore des barres chocolatées Nestlé et Mars. Pourtant, l’augmentation des prix avait déjà commencé en 2021, avant l’invasion russe, comme en atteste le rapport 2022 de l’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires.

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