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L’épidémie se propage : le coronavirus chinois touche l’Amérique du Nord


Le virus, qui est apparu en Chine au début de l’année, vient de toucher un nouveau pays : les États-Unis. C’est le premier cas détecté en dehors du continent asiatique.

Le coronavirus de Wuhan, détecté en Chine, début janvier continue sa propagation. Après avoir touché plusieurs pays d’Asie, ce virus qui s’apparente à une pneumonie, vient de toucher les États-Unis. Un premier cas vient d’être enregistré dans l’État de Washington, près de Seattle. Il s’agit du sixième pays détecté positif, après la Chine, Taïwan, le Japon, la Thaïlande et la Corée du Sud. Le patient Américain se serait rendu de lui même à l’hôpital après l’apparition des premiers symptômes.

Six morts et plus de 400 cas détectés

Le virus est parti de Wuhan, en Chine, et le nombre de cas ne cesse d’augmenter. On dénombre 400 malades à travers le monde, dont un à Shanghai, l’une des plus grandes villes du monde. Un Japonais avait dû être hospitalisé à Kanagawa après son séjour à Wuhan et une Chinoise est actuellement en quarantaine à Seoul, en Corée du Sud.

Les symptômes font penser à ceux du rhume ou de la grippe. Aux moins six personnes sont décédées depuis le début de l’épidémie et neuf patients sont dans un état critique. Les autorités sanitaires craignent une mutation du virus de la pneumonie.

Le marché aux poissons de Wuhan pourrait être à l’origine de la maladie. Il est, depuis, fermé pour désinfection, mais le cas de la patiente en Thaïlande laisse supposer qu’un autre marché pourrait également être en cause.

Le départ de la maladie pourrait venir des animaux

Transmission par les animaux

Le coronavirus 2019-nCoV pourrait été transmis aux hommes par les animaux. Quatre des génomes présents dans des virus touchant les chauves-souris sont fort similaires à ceux du virus chinois. « Comme c’est la première fois que 2019-nCoV est connue pour avoir infecté les humains, les informations sur l’étendue exacte de maladies que le virus peut causer sont limitées », reconnaît l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). « Ses effets pourraient aller de la toux et la fièvre à l’insuffisance rénale et à la mort. »

Un risque pour l’Europe ?

Selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies infectieuses, l’Europe n’est pas touchée par l’épidémie. Pour que ce soit le cas, il faudrait qu’une personne s’étant rendue dans la ville chinoise dans les deux semaines précédant le début de l’épidémie tombe malade. Les symptômes sont la fièvre, la toux, l’essoufflement, les difficultés respiratoires et, dans le pire des cas, la pneumonie. Actuellement, aucun cas n’a été relevé chez nous.

De nombreux pays ont renforcé la sécurité dans leurs aéroports, comme la Russie, où se rend chaque années un million et demi de Chinois. La crainte des Chinois est que le virus ressemble au Sras, qui avait fait plusieurs centaines de morts en 2003.

Il existe plusieurs moyens d’éviter ce type d’épidémie : l’hygiène des mains, l’hygiène respiratoire (tousser dans le creux de son coude), éviter les contacts avec les animaux et bien cuire sa viande avant de la manger.

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