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« Je n’avais plus le choix… » : à Brest, il détruit sa propre maison à coups de masse pour chasser les squatteurs


À bout, ignoré par les autorités et confronté à des mois d’occupation illégale, un propriétaire brestois a pris une décision extrême : détruire son propre logement à coups de masse. Un geste radical qui choque, divise et relance le débat explosif sur les squatteurs et les limites de la justice en France.

Être propriétaire ne rime pas toujours avec tranquillité. À Brest, un homme en a fait l’amère expérience. Depuis plusieurs mois, son bien immobilier était occupé illégalement par une famille de neuf personnes. Le logement, un petit immeuble acheté en 2021, n’était plus sous son contrôle.

Comme beaucoup d’autres avant lui, le propriétaire s’est heurté à une réalité bien connue : expulser des squatteurs en France est un parcours long, complexe et souvent décourageant. Malgré une plainte déposée au commissariat, aucune intervention rapide n’a eu lieu. Les semaines passaient, la situation restait bloquée.

Des tentatives de dialogue restées sans issue

Avant d’en arriver à l’irréparable, le propriétaire a pourtant tenté d’éviter l’escalade. Il a cherché à discuter, à trouver une solution amiable. Dans un dernier geste de désespoir, il a même proposé une somme de 2 000 euros pour que la famille quitte les lieux.

« Ils avaient accepté, puis finalement la somme n’était plus suffisante », confiera-t-il plus tard à la presse locale. Une négociation avortée qui a renforcé son sentiment d’impuissance. Chaque jour, en passant devant son immeuble, il voyait son bien lui échapper un peu plus.

Le jour où tout bascule

Un matin, le propriétaire remarque que le logement est vide. La famille de squatteurs est partie temporairement en Roumanie pour assister à un enterrement. Pour lui, c’est le déclic.

« Je n’avais pas d’autre solution », expliquera-t-il. Armé de masses et de barres à mine, il entre dans son propre immeuble et commence à le détruire. Le plancher du premier étage est démoli, les escaliers arrachés, les réseaux d’eau et d’électricité mis hors service. En quelques heures, le logement devient totalement inhabitable.

Ce geste radical n’est pas motivé par la vengeance, mais par une volonté simple : empêcher toute réoccupation. Quitte à sacrifier son bien.

Le retour des squatteurs et une affaire qui choque

À leur retour, les squatteurs découvrent leurs affaires personnelles déposées dans la rue et un logement ravagé. L’affaire prend rapidement une ampleur médiatique. Connue des services sociaux, la famille est finalement relogée par la Ville de Brest quelques semaines plus tard.

De son côté, le propriétaire se retrouve dans une situation paradoxale. Alors qu’il voulait simplement récupérer son bien, il risque désormais jusqu’à trois ans de prison et 30 000 euros d’amende pour s’être fait justice lui-même.

Une décision radicale qui divise l’opinion

Cette histoire soulève une question brûlante : jusqu’où peut aller un propriétaire face à l’inaction des autorités ? Pour certains, son geste est compréhensible, presque humain. Pour d’autres, il franchit une ligne rouge et met en danger l’État de droit.

Entre indignation, soutien et colère, cette affaire illustre un malaise profond. Celui d’un système où certains propriétaires se sentent abandonnés, au point de préférer tout détruire plutôt que de continuer à subir.