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Incendie de Crans-Montana : Le corps de Cyane retrouvé devant une issue de secours verrouillée, selon ses proches


Une porte de secours fermée à clé, un corps retrouvé juste devant, et une famille qui cherche à comprendre. Cinq jours après l’incendie meurtrier d’un bar à Crans-Montana, la mort de Cyane Panine soulève des questions troublantes. Entre douleur intime et bataille judiciaire annoncée, le récit d’un drame qui continue de bouleverser.

La nuit du Nouvel An devait être une soirée ordinaire, rythmée par la fête et l’insouciance. Elle s’est transformée en tragédie. Dans un bar de Crans-Montana, en Suisse, un violent incendie a coûté la vie à neuf ressortissants français. Parmi eux, Cyane Panine, 24 ans, serveuse dans l’établissement.

Originaire de Sète, dans l’Hérault, la jeune femme avait grandi dans une famille de commerçants avant de faire sa scolarité dans le Gard. Rien ne laissait présager que cette nuit marquerait brutalement la fin de son parcours.

Le détail qui glace : une porte de secours fermée

Au fil des jours, un élément précis est venu troubler davantage les proches de Cyane. Selon eux, son corps aurait été retrouvé devant une porte de secours située au fond du sous-sol du bar. Une issue qui, selon leurs déclarations, était fermée à clé.

Cette révélation soulève une question lourde de sens : Cyane a-t-elle tenté de fuir les flammes par cette sortie ? Était-elle à quelques secondes de s’en sortir ? Pour sa famille, ces interrogations sont insoutenables mais essentielles. Elles pourraient éclairer les circonstances exactes de sa mort.

« Je n’arrive pas à comprendre comment ça a pu arriver »

Cinq jours après le drame, le choc reste intact. La sœur de Cyane a confié son incompréhension au micro de BFMTV. Sa voix tremble encore lorsqu’elle évoque l’absurdité de la situation. « Je préfère me concentrer sur son hommage », explique-t-elle, avant d’affirmer une détermination claire : obtenir des réponses, et surtout, que justice soit faite.

Sa mère, Astrid Panine, partage cette même volonté. « Je veux que plus jamais aucune maman du monde ne vive cette douleur et cette injustice », confie-t-elle. Pour elle, prendre la parole n’a qu’un seul objectif : éviter qu’un tel drame ne se reproduise.

Une enquête pénale en Suisse, une autre en France

Face à la gravité des faits, la justice suisse a ouvert une instruction pénale visant les propriétaires français du bar. Les chefs retenus sont lourds : homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence. Une procédure qui devra notamment établir les responsabilités en matière de sécurité, et en particulier l’état et l’accessibilité des issues de secours.

En parallèle, la France a décidé d’agir. Le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête dite « miroir », destinée à accompagner les victimes et leurs familles sur le territoire français. La procureure de la République de Paris, Laure Beccuau, a expliqué vouloir offrir un point d’entrée judiciaire et humain, afin que le parcours de deuil ou de soins ne soit pas aggravé par des démarches complexes et douloureuses.

Une quête de vérité au-delà du deuil

Pour les proches de Cyane, l’identification du corps, réalisée plusieurs jours après l’incendie, a marqué une étape supplémentaire dans l’épreuve. Être sur place, confronter la réalité, entendre les premiers éléments de l’enquête… tout ravive la douleur.

Mais au-delà du chagrin, une conviction les anime : comprendre. Comprendre pourquoi une porte de secours aurait été fermée. Comprendre si cette nuit aurait pu se terminer autrement. Et surtout, faire en sorte que cette mort ne soit pas vaine.

Sources

BFMTV
Déclarations du parquet de Paris
Informations issues des proches de la famille Panine