À Dubaï, le luxe n’a jamais été un simple mot. Ici, les gratte-ciel tutoient les nuages, les voitures de sport croisent les taxis, et désormais… le café se vend à 1.000 dollars la tasse. Une annonce qui fait lever les sourcils, même dans une ville habituée à repousser les limites du possible.
L’établissement Julith revendique aujourd’hui le titre de café le plus cher du monde. Un record officiel qui suscite fascination, incompréhension et débats enflammés sur les réseaux sociaux.
Un café hors de prix… et hors normes
Payer l’équivalent d’un week-end de vacances pour une simple tasse peut sembler absurde. Pourtant, pour les amateurs de café d’exception, l’argument n’est pas seulement financier, il est émotionnel. Le café servi chez Julith est élaboré à partir de grains rares venus du Panama, réputé pour produire certains des crus les plus prestigieux au monde.
Baptisé Nido 7 Geisha, ce café est présenté comme une expérience sensorielle complète. Selon son créateur, la méthode de filtration utilisée permettrait de préserver chaque nuance aromatique. À la dégustation, il évoque des notes florales blanches comme le jasmin, des touches d’agrumes, et une douceur rappelant le miel, l’abricot ou encore la pêche. Un discours qui flirte avec celui de la haute parfumerie ou du vin de grand cru.
Une expérience pensée pour une élite
Ici, pas question de boire son café à la va-vite. La dégustation se déroule dans une salle privée, à l’écart du tumulte urbain. Le silence, le service personnalisé et le décor luxueux font partie intégrante de l’expérience. Le propriétaire l’assume pleinement : il ne vend pas seulement une boisson, mais un moment exclusif, presque intime.
« Nous avons senti que Dubaï était l’endroit idéal pour cet investissement », confie-t-il, convaincu que la ville attire une clientèle prête à vivre – et à payer – des expériences uniques, parfois excessives.
Un record mondial qui fait polémique
Avec ce tarif vertigineux, Julith est officiellement entré dans le Guinness World Records, dépassant un précédent record établi à 680 dollars la tasse. Une consécration pour l’établissement, mais aussi un sujet de controverse.
Sur place, les réactions sont partagées. Certains visiteurs parlent d’un projet « choquant mais logique » dans une ville où tout semble possible. D’autres y voient une simple démonstration de richesse, une expérience de plus dont les plus fortunés pourront se vanter.
Un luxe rare… et éphémère
Derrière le prix, une réalité plus discrète : la rareté. Les grains de café ont été achetés aux enchères pour plus de 600.000 dollars, après une bataille de treize heures face à des acheteurs internationaux. Au total, seulement vingt kilos ont été acquis, ce qui limite la production à environ 400 tasses.
Le projet a donc une fin programmée. Une fois les grains épuisés, le café à 1.000 dollars disparaîtra, renforçant encore son aura d’objet rare et inaccessible.
Symbole d’un monde qui divise
Ce café hors de prix cristallise un débat plus large. Pour certains, il incarne l’excellence, l’innovation et la liberté de créer sans limites. Pour d’autres, il symbolise un décalage frappant avec la réalité quotidienne de millions de personnes.
À Dubaï, la question reste ouverte : s’agit-il d’un coup de génie marketing, d’une œuvre d’art éphémère… ou d’un scandale luxueux de plus dans un monde déjà marqué par les inégalités ?
Sources
BFMTV – « Presque 1.000 dollars la tasse pour des grains du Panama : c’est à Dubaï qu’est vendu le café le plus cher du monde », 8 novembre 2025
Guinness World Records


