Chaque début d’année, la galette des rois s’impose comme un rituel chaleureux. En famille, entre amis ou au bureau, on partage ce gâteau doré, on cherche la fève, on rit, on couronne un roi ou une reine d’un jour. Peu importe les convictions religieuses, la galette dépasse aujourd’hui son origine chrétienne pour devenir un symbole convivial, largement adopté par tous les Français.
Mais en 2026, ce plaisir simple est rattrapé par une réalité plus complexe. La hausse des prix a déjà refroidi certains consommateurs, contraints de surveiller leur budget. Dans ce contexte, les enseignes de grande distribution, dont Lidl, séduisent avec des galettes à prix serrés, accessibles au plus grand nombre.
Des prix attractifs… et un succès populaire
Face à l’augmentation du coût des matières premières, notamment le beurre et l’énergie, les galettes artisanales atteignent parfois des tarifs élevés. Les versions proposées en supermarché apparaissent alors comme une alternative rassurante. Chez Lidl, certaines galettes frangipane sont vendues à quelques euros seulement, avec une promesse simple : un produit gourmand, à petit prix, sans superflu.
Un positionnement qui a conquis de nombreux clients, convaincus d’acheter un gâteau “classique”, sans mauvaise surprise. Jusqu’à ce qu’une vidéo vienne tout bouleverser.
« Je me suis senti choqué » : la découverte qui met le feu aux réseaux
C’est sur les réseaux sociaux qu’un client musulman partage son indignation. Dans une courte vidéo devenue virale, il filme l’étiquette d’une galette des rois Lidl et pointe un ingrédient précis : la présence de rhum dans la composition. « N’achetez pas les galettes des rois Lidl, il y a de l’alcool », lance-t-il, visiblement bouleversé.
Pour lui, la surprise est totale. Il explique avoir acheté ce gâteau sans imaginer un seul instant qu’il puisse contenir de l’alcool. « Je fais toujours attention à ce que je consomme », confie-t-il, évoquant un sentiment de trahison et d’incompréhension.
Alcool, tradition et incompréhension
Dans l’univers de la pâtisserie, l’usage de petites quantités d’alcool n’est pas rare. Le rhum, notamment, est souvent utilisé pour parfumer la frangipane. Un détail connu des professionnels, mais loin d’être évident pour tous les consommateurs.
C’est précisément ce décalage qui alimente la polémique. Certains estiment que l’information est clairement indiquée sur l’emballage et qu’il appartient à chacun de lire les étiquettes. D’autres, au contraire, jugent que ce type d’ingrédient devrait être mis davantage en évidence, surtout pour un produit aussi largement consommé et partagé.
Une polémique qui divise les Français
Sur les réseaux, les réactions se multiplient. Entre soutien au client choqué et rappels sur la composition traditionnelle de certaines recettes, le débat devient rapidement passionné. Pour beaucoup, cette affaire dépasse la simple galette : elle interroge la transparence des marques, le respect des consommateurs et la cohabitation des pratiques culturelles dans une société plurielle.
Si aucune alerte sanitaire n’est en cause, l’épisode rappelle une chose essentielle : derrière un produit anodin se cachent parfois des détails capables de provoquer de vives réactions. Et en plein mois de janvier, la galette des rois n’a décidément pas fini de faire parler d’elle.


