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Il dresse ses chiens à lancer des briques sur les personnes qui sonnent à sa porte.


Un homme arrêté après avoir appris à ses chiens à jeter des briques sur les visiteurs. L’histoire paraît irréelle, presque drôle au premier abord. Et pourtant, elle soulève une vraie question : jusqu’où peut-on aller pour protéger sa tranquillité sans franchir la ligne rouge ?

Dans un quartier résidentiel de Afrique du Sud, les voisins n’en revenaient pas. Depuis plusieurs semaines, sonner à une porte bien précise devenait un acte risqué. Pas d’aboiements agressifs, pas de cris… mais des briques qui volaient.

L’homme, décrit comme discret et peu sociable, aurait pris une décision radicale face aux visites jugées trop nombreuses ou indésirables. Plutôt que d’installer une caméra ou de ne plus répondre, il aurait choisi une méthode pour le moins extrême : dresser ses chiens à lancer des briques sur toute personne osant appuyer sur la sonnette.

Une scène surréaliste, presque digne d’un dessin animé, mais bien réelle.

Des chiens transformés en “armes” improvisées

Selon plusieurs témoignages, les animaux n’étaient pas agressifs par nature. Ils obéissaient simplement aux ordres. Un geste appris, répété, récompensé. À chaque sonnerie, la même réaction : attraper une brique et la projeter en direction de la porte.

Sur les réseaux sociaux, la vidéo et les récits ont rapidement circulé. Certains internautes ont ri, parlant d’une “ingéniosité folle” ou d’un “génie anti-visiteurs”. D’autres ont immédiatement dénoncé une dérive inquiétante, pointant du doigt la mise en danger des passants… et celle des chiens eux-mêmes.

Car derrière l’anecdote virale, une réalité beaucoup plus grave se dessinait.

L’intervention des autorités

Alertée par le voisinage, la police est intervenue. L’homme a été interpellé et placé en garde à vue. Les autorités n’ont pas retenu l’aspect “amusant” de l’histoire, mais bien les faits.

Il est accusé de maltraitance animale et de mise en danger d’autrui. Apprendre à un animal à accomplir un acte violent, même indirectement, constitue une infraction grave. Les chiens, eux, ont été pris en charge pour évaluation comportementale.

Un rappel clair : l’humour s’arrête là où commence le danger.

Quand le ras-le-bol dépasse les limites

Beaucoup se reconnaîtront peut-être dans une partie du raisonnement. Les visites imprévues, les démarcheurs insistants, les intrusions répétées… Le besoin de tranquillité est légitime. Mais cette affaire montre à quel point une frustration mal canalisée peut conduire à des décisions absurdes et dangereuses.

En voulant transformer sa maison en forteresse, cet homme a surtout attiré l’attention de la justice et de l’opinion publique. Et ses chiens, censés être des compagnons, se sont retrouvés au cœur d’un scandale mondial.

Une histoire qui fait rire… puis réfléchir

Oui, l’image d’un chien lançant des briques peut prêter à sourire. Mais derrière le buzz, cette affaire rappelle une évidence trop souvent oubliée : un animal n’est jamais responsable des actes qu’on lui apprend.

La véritable question n’est peut-être pas pourquoi il ne voulait plus de visiteurs. Mais pourquoi il a pensé qu’une telle idée pouvait être acceptable.

Sources

– Médias locaux sud-africains