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Erreur judiciaire aux États-Unis : ils sont libérés après 36 ans d’emprisonnement


Alfred Chestnut, Andrew Stewart et Ransom Watkins ont perdu 36 années de leurs vies. En 1983, malgré l’inexistence de preuves, les jurés les ont condamnés à la perpétuité. Heureusement, une association lutte de toutes ses forces contre les erreurs judiciaires.

Alfred Chestnut, Andrew Stewart et Ransom Watkins sont maintenant libres. Ils ont passé 36 ans derrière les barreaux pour un meurtre qu’ils n’ont pas commis. Leur sortie constitue une victoire supplémentaire pour le Mid-Atlantic Innocence Project (MAIP), cette association cherche la vérité afin de corriger les erreurs judiciaires.

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Ransom Watkins : « nous ne sommes pas en colère« 

Alfred Chesnut, Andrew Stewart et Ransom Watkins – Crédit : AFP

Les trois hommes ont écopé d’une peine exemplaire en 1983, la rétention à perpétuité.  Soulagé, Ransom Watkins n’a pas jeté de l’huile sur le feu : « Nous sommes humbles, nous ne sommes pas en colère. » Marylin Mosby, la procureure de Baltimore, a reconnu les erreurs commises il y a 36 ans. Elle a présenté ses excuses et surtout, elle ferait de son mieux pour que justice soit faite.

D’abord, elle pèserait de tout son poids afin que les dédommagements soient à la hauteur du préjudice subi : « c’est une tragédie qu’on leur a volé 36 ans ».  Maintenant, les regards se tournent vers un autre suspect. La suite de l’histoire déterminera s’il est coupable ou non.

La police a menacé les témoins

Les retrouvailles étaient émouvantes – Crédit : AFP

Le drame remonte à 1983.  DeWitt Duckett, un jeune garçon de 14 ans fut tué dans les couloirs de son école par celui qui a volé son blouson. Des témoins avaient aperçu les trois jeunes noirs sur les lieux du crime et surtout, l’un d’eux avait un vêtement similaire. Sa mère avait alors montré le ticket de caisse prouvant l’achat.  De plus, les témoins ne les ont pas reconnus. Malheureusement, la situation s’est corsée lors du procès.

Les témoignages de 4 personnes ont pesé lourd dans la balance, ils avaient martelé que les trois adolescents étaient coupables. Les jurés ont abondé dans ce sens, ils ont rapidement pris leur décision : la prison à vie.

Quelques années plus tard, les témoins ont changé leurs versions. Selon eux, la police leur avait mis une pression énorme.

Le MAIP, une croisade contre les erreurs judiciaires

Le MAIP a remporté une autre victoire – Crédit : AFP

Le Mid-Atlantic Innocence Project (MAIP) a réuni  tous les éléments avant de demander une réouverture du dossier. Les preuves étaient solides.

Les erreurs judiciaires sont vraiment terribles. L’histoire de ces trois hommes favoriserait une prise de conscience.

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