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Déconfinement: la plage de La Baule recouverte de serviettes et baigneurs sans masques


En Loire-Atlantique ce jeudi de l’Ascension, des touristes ont transformé la plage de la Baule en champ de serviettes et de parasols. Cela, en bafouant les mesures sanitaires.

Le thermomètre affichant 27°C ce jeudi 21 mai, les Baulois n’ont pas pu résister à l’envie de faire bronzette. En effet, une foule de touristes a pris d’assaut la plage de La Baule.

Les gens ont complètement ignoré l’interdiction de pratiquer des activités récréatives et collectives (bain de soleil, pique-nique, beach-volley…). Les villes autorisent la fréquentation des plages uniquement pour la baignade, la promenade, les sports et loisirs individuels. Des règles qui laissent les touristes indifférents, comme en témoignent les dizaines de serviettes et parasols sur le sable.

De plus, il n’y a eu aucune considération des gestes barrières. Personne n’a respecté le port de masque obligatoire en lieu public. Et encore moins, la distanciation de sécurité entre les individus.

« Je suis écœuré par ce non-civisme. Ma femme, qui ne fait pas de sport nautique, est restée dans notre appartement », déplore Gildas, un papa paddler venu pratiquer avec ses enfants.

Les autorités impuissantes

Depuis la réouverture des plages dites dynamiques, on constate un relâchement généralisé par rapport aux précautions sanitaires. Et c’est sans parler des incivilités qui mettent à mal les efforts des autorités. De quoi inquiéter les commerçants installés près de la plage. Car toute sanction collective les fragiliserait davantage.

« Si la plage venait à fermer, j’en voudrais aux touristes et aux forces de l’ordre. Aucun contrôle n’est fait pour réguler le phénomène », a indiqué le patron de la buvette « Punch in Baule ».

En Bretagne, certaines municipalités ont procédé à la fermeture de leurs plages pour le long week-end de l’Ascension. Il ne serait pas étonnant que la région Pays de la Loire prennent les mêmes mesures.

D’ailleurs, le préfet Claude d’Harcourt a déjà averti la population : des sanctions fermes pourraient tomber.

Source : Ouest-France

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