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Amazon licencie trois salariés qui soutiennent les gilets jaunes pour « faute grave »


Ces employés d’Amazon ont exprimé leur soutien au mouvement des gilets jaunes sur les réseaux sociaux et finissent sans travail

Récemment, Amazon a mis à la porte trois de ses salariés français pour « faute grave ». Âgés d’une vingtaine d’années, ces personnes travaillaient sur les plateformes logistiques du géant d’internet à Montélimar (Drôme) ou à Lauwin-Planque, près de Douai (Nord) avant de recevoir une lettre de licenciement pour avoir soutenu ouvertement les « gilets jaunes » sur les réseaux sociaux !

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Des employés ouvertement « pro-Gilets jaunes »

D’après le Parisien, le premier aurait encouragé les gilets jaunes avec la phrase « franchement, vous gérez, les gens ne lâchez rien ! ». Le second aurait dit « il faut du renfort et des palettes, les amis ! », tandis que le troisième aurait incité ses collègues à aller bloquer un entrepôt à Lesquin (Nord) en leur donnant rendez-vous devant leur lieu de travail !

D’après un porte-parole d’Amazon, de tels propos sont « d’une singulière gravité » et « en opposition totale aux valeurs de l’entreprise ». Ils seraient également licenciés pour avoir manqué à leur « obligation de loyauté » envers la société.

Peu de chance qu’ils aient gain de cause

Choqué par ces licenciements, le syndicat CGT a fait un appel à la grève pour que ces salariés soient réintégrés. D’ailleurs, il estime qu’Amazon les a congédiés « pour en faire des cas exemplaires et dissuader les autres d’agir ». Et pourtant, il y a peu de chance qu’ils obtiennent gain de cause auprès de la justice.

« Ce sont des prises de position publique. À partir du moment où le message est posté sur le réseau social et peut être consulté par tous, il n’y a pas de violation du secret des correspondances de la part de l’employeur. Le salarié peut se défendre en plaidant la bonne foi, en expliquant, par exemple, qu’il ne pensait pas que l’action envisagée serait un blocage », explique Me Avi Bitton, avocat spécialisé en droit du travail. Mais compte tenu du fait qu’il a « obligation de loyauté » envers son employeur, il n’a pas le droit de nuire à l’entreprise par son comportement, par exemple en le dénigrant sur les réseaux sociaux !

De son côté, Amazon précise que « ces personnes ont été licenciées, car elles n’ont pas respecté leurs obligations contractuelles. Mais elles sont libres de leur opinion politique ».

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