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« 48 heures pour agir » : quand Emmanuel Macron lance un appel du pied aux oppositions


Le 22 juin 2022, Emmanuel Macron s’est invité à la télévision après avoir rencontré la plupart des forces politiques. L’objectif ? Former un groupe à l’Assemblée nationale pour faire passer les lois dans son projet présidentiel.

Contrairement aux élections présidentielles, celles des législatives ne sont pas déroulées comme prévu pour le parti Ensemble ! Certes, la troupe d’Emmanuel Macron a remporté 245 sièges à l’Assemblée nationale. Cependant, il s’agit d’une courte majorité relative. Qu’est-ce que cela veut dire ? Le locataire de l’Elysée a proposé de changer des choses en France. Seulement voilà, il lui manque une quarantaine de députés pour faire voter des textes.

Les grandes réformes du chef de l’Etat, promesses de campagne, pourraient ne pas voir le jour. En ce sens, l’époux de Brigitte Macron se retrouve dans une impasse politique sans majorité absolue à l’Assemblée nationale. C’est la raison pour laquelle il a engagé les discussions avec les dirigeants des principaux partis. Dans une courte allocation télévisée, le président de la République semble avoir lancé un ultimatum de 48 heures.

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Deux options proposées aux oppositions

A l’heure où il faut privilégier le consensus, Olivier Véran, ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement exclut La France Insoumise (LFI) et le Rassemblement national (RN) de la majorité à l’Assemblée nationale. Voilà une stratégie qui semble s’opposer à celle du chef de l’Etat. Emmanuel Macron en a en effet appelé à la responsabilité de toutes les forces politiques. De cette manière, il est possible d’éviter « un blocage pour notre pays ».  

Après avoir reconnu que la majorité qu’il a obtenue à l’Assemblée nationale est « relative », Emmanuel Macron a déclaré qu’il faut « collectivement apprendre à gouverner et légiférer différemment ». De ce fait, il souhaite favoriser les compromis. Les querelles n’ont plus lieu d’être.  Après deux jours de consultations des leaders politiques, le chef de l’Etat a mis sous pression les oppositions.

« Il faudra clarifier dans les prochains jours la part de responsabilité et de coopération que les différentes formations de l’Assemblée nationale sont prêtes à prendre : entrer dans une coalition de gouvernement et d’action ou s’engager à voter simplement certains textes, notre budget (…) Nous commencerons à bâtir cette méthode et cette configuration nouvelles à mon retour du sommet européen de jeudi et vendredi à Bruxelles»

La porte-parole du gouvernement met les choses au clair

Lors de cette allocation de moins de 10 minutes, sans annonce majeure, Emmanuel Macron semble avoir posé un ultimatum aux oppositions. Pour rappel, la NUPES dispose de 150 sièges à l’Assemblée nationale tandis que le RN  en a 89. Les Républicains pourraient aussi contrecarrer les plans de l’exécutif avec ses 61 députés. Il s’agit donc d’une majorité relative étriquée pour le camp présidentielle.

La tâche s’annonce donc plus compliquée que prévu pour Emmanuel Macron et Elisabeth Borne. De son côté, Olivia Grégoire a tenu à clarifier les propos du président de la République. Au micro de France Info, la porte-parole du gouvernement a déclaré qu’il n’y a «ni ultimatum ni question de 48 heures». Ce, avant d’expliquer : « le chef de l’Etat a ouvert le début des compromis (…) il tend la main à toutes celles et ceux qui veulent faire avancer le pays ». Reste à savoir si les dirigeants des principaux partis l’entendent de cette oreille.

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